Caramel

Publié le par Larissa


Après avoir beaucoup entendu parlé de ce film, je me decide enfin à le voir. Caramel est une comédie douce qui nous entraine dans la vie intime d'un groupe de copine. On est vie plongé dans une atmosphère à la fois sensuelle et pudique ou chaque personnage reflète une facette de la société libanaise. Un film rare qui nous fait entré au plus profond de l'univer féminin avec ces confidences et ces sentiments, tout en gardant bien présent les traditions, et la double culture chrétienne et musulmane.





Résumé:
A Beyrouth, cinq femmes se croisent dans un institut de beauté, microcosme coloré et sensuel.
Layale aime Rabih, mais Rabih est marié. Nisrine est musulmane et son mariage prochain pose problème : elle n'est plus vierge. Rima est tourmentée par son attirance pour les femmes. Jamale refuse de vieillir. Rose a sacrifié sa vie pour s'occuper de sa soeur âgée.
Au salon, les hommes, le sexe et la maternité sont au coeur de leurs conversations intimes et libérées.

A l'instar de cette pâte orientale, moelleuse et extensible, sucrée/salée qui sert à épiler, Nadine Labaki nous propose un film qui présente les mêmes caractéristiques. Ce sont les tranches de vies, tantôt tristes, tantôt joyeuses, de cinq femmes libanaises qui se croisent dans un institut de beauté de Beyrouth: l'amour, les hommes, le sexe, les apparences sont les principaux thèmes qu'abordent ces amies avec un goût commun de la vie et un humour omniprésent. C'est la première fois que Nadine Labaki passe derrière la caméra et à travers le vécu de ces personnages, c'est une vision féminine de la société libanaise qu’elle nous propose. Le tournage fut réalisé en 2006, durant une période d'indépendance et d'espoir où les Libanais ont cru en une vie enfin normale. Mais depuis, Beyrouth, est redevenue une ville bombardée. Aucune allusion directe dans le film mais pourtant un thème sous-jacent, conditionnant une rage de vivre plus forte et des espérances excessives. Cet hymne à Beyrouth, lui permet de montrer malgré un contexte politique et militaire difficile, une société en évolution partagée entre tradition et modernité : Nisrine qui s'inquiète de ne plus être vierge pour son mariage, Rima s'interrogeant sur son homosexualité, Layale ayant une relation avec un homme marié ou encore Jamale et sa peur de vieillir, obsédé par la chirurgie esthétique. Même préoccupation que les femmes occidentales en somme mais teintée d'un poids de la tradition et des conventions sociales et religieuses encore forte. La figure la plus touchante reste le personnage de Rose, couturière qui a 65 ans refuse l'amour pour se consacrer à sa soeur un peu dérangée. Un véritable instantané d'une société en pleine évolution. Promesse d'avenir, le dernier plan est l'envol d'une colombe dans le ciel libanais rappelant la fragilité de la paix mais aussi de la condition féminine.

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Publié dans coup de coeur

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